Du projet d'un an en tandem semi-couché à travers les Amériques à 3 mois en France et en gravel

La fin précipité de notre voyage comme nous l’avions prévu initialement à quelque peu changé nos plans. Nous avions anticipé pas mal de problématiques qui pourraient nous arriver mais : la pandémie mondiale, ça non, F***ing coronavirus. Nous sommes donc rentrés nous confiner en France dans la collocation que nous avions quittée en partant. D’abord contents de retrouver nos amis d’enfin pouvoir changer de tenue, profiter du canapé,… Mais finalement, tout ça avait un goût un peu amer. Nos vêtements étaient devenus trop grand et la maison retrouvée manquait de visite de nos amis et familles.

On a donc dû réfléchir à un plan.

Revendre notre tandem semi-couché : Mojo

Nous y avions déjà un peu réfléchi pendant notre voyage, nous savions que nous n’aurions pas la place de le stocker sur Paris, qu’il aurait assez peu d’utilité pour rouler dans la capitale, mais restait à savoir si nous voulions le conserver pour la deuxième partie du voyage ou non ? 

Finalement la réponse est venue assez vite, nous avions envie de construire un nouveau projet, nous avions envie de nous challenger individuellement et nous avions envie de manger un peu plus encore la poussière sur les pistes. Et même si cela est tout à fait possible avec un tandem Pino Hase, il a tout de même ses limites. Enfin, la peur d’avoir un nouveau problème technique et il n’était pas question de (re)perdre du temps avec ça.

Mais rassurez-vous, il a trouvé une nouvelle famille et surtout, un nouveau projet direction Istanbul puis l’Asie ! On vous donnera des infos sur notre page Facebook.

Acheter des nouveaux vélo

Une fois Mojo parti, et tout s’est passé très rapidement, on a dû se poser la question de l’achat de nouveaux vélos. Oui mais quoi ? Pour aller où ? Pour quel besoin précisement ? A quel budget… Bref les questions étaient nombreuses et les réponses pas si évidentes à trouver.

L’idée pour nous c’était de partir rerouler dès la fin du confinement, mais on ne savait pas où donc quel type de terrain. On ne savait pas non plus si on voulait des vélos pour ce voyage et les suivants, ou un vélo pour cette nouvelle étape seulement .

On a d’abord voulu faire avec ce que nous avions pour rouler dans Paris, des vieux vélos Peugeot qui ont fait leur temps. Mais on les a amené aux vélocistes, la réponse était unanime : non, ce n’est pas une bonne idée, une fois chargé, vous allez avoir pleins de problèmes. OK donc il nous fallait des nouveaux vélos.

Après avoir compris à peu prêt ce qu’on cherchait on a vite compris que le problème serait ailleurs : le délai. On voulait repartir dès la fin du confinement mais pour les vélos de voyage, les délais de livraison sont long et il y en a très (très) peu dans les stocks des magasins, et c’est pas faute d’avoir appelé tous les vélocistes de Paris… Bref on a dû repenser un peu nos priorités, nos envies et nos besoins. Et on s’est finalement orienté vers les gravels : à mi chemin entre un vélo de route et un VTT (Vélo Tout Terrain). Et finalement, nous avons porté notre choix sur le gravel de Décathlon : le RC520. Il est disponible (mais là aussi nous avons eu beaucoup de chance) et avec lui on pourra pousser un peu sur la route (/challenge /performence) mais aussi aller un peu partout et ne pas faire demi tour devant un chemin, une piste, …

Ne reste plus qu’à les équiper : porte bagage avant Tubus Tara pour Lucie et Tubus Cargo à l’arrière pour Thomas. L’idée étant de repartir de l’existant dans le matériel : donc se répartir nos sacoches Ortlieb. Lucie préfère le poids à l’avant et Thomas à l’arrière donc c’est parfait. Nous avons juste décidé de ne pas reprendre le sac Guy Cotten de 60L (cf revue du matériel) pour répartir le poids de manière la plus équitable possible entre nous deux.

On s’est donc orienté vers des sacoches de Bikepacking, l’idée étant de s’équilibrer un peu. Thomas a pris une sacoche de guidon « bikepacking Ortlieb Handlebar-Pack S 9L » et Lucie une sacoche de selle « bikepacking Ortlieb Seat-Pack 16.5L », toujours de la marque Ortlieb, nous en sommes très satisfait, produit en Allemagne et responsable (cf article du Braquet de la liberté).

Après un premier essai chargé et concluant dans le bois de Boulogne, nous sommes fin prêts. Oui mais pour aller où ?

Elaborer un nouvel itinéraire

Maintenant que nous avions tout ce qu’il faut : vélos, équipements (on a tout repris car tout avait sa place – cf revue du matériel) et une envie massive de reprendre la route. Ne restait plus qu’à trouver laquelle ?

Au départ, deux options :

  • La première, tracer notre route vers le nord, vers les pays Scandinaves aussi loin que l’on pouvait prenant en compte le temps imparti (l’année sabbatique de Thomas finie mi-août). Donc aller vers Amsterdam et plus, la Norvège nous faisait de l’œil et la l’Eurovélo 3 – la Scandibérique nous donnait vraiment envie. Finalement, voyant le déconfinement arrivé et la réouverture de certaines frontières qui commençaient à tarder, nous avons dû saborder ce plan pour ne pas risquer d’être (à nouveau) bloqué quelque part…
  • La deuxième, consistait à rester en France pour ne pas prendre de risque avec les frontières (pas question de faire une quatorzaine ici ou là), de placer tous nos amis et familles sur la carte de France et tenter de tracer un itinéraire pour passer voir un peu tout le monde mais en vélo. Donc revoir nos amis/familles tout en visitant la France. Finalement nous avons fait en partie cette option (cf album photo Normandie) mais un élément à contre carré nos plans.

Nous avons donc choisi la troisième option, à savoir passer voir un peu de famille/amis en Normandie et ensuite filer vers la Drôme car nous avions un impératif personnel fin juin là bas. Nous avons donc pris cela comme un signe « du destin », enfourchés Moe & Joe et tracés notre route direction Valence. Ayant un peu de marge, nous avons quand même été en Normandie via l’Avenue verte London-Paris, puis via un bout de la Seine à vélo. Nous avons ensuite prévu de descendre à Tours pour rejoindre la Loire à Vélo que nous suivrons jusqu’à Nevers, de prendre ensuite un bout de la boucle de La Bourgogne à Vélo i est d’ailleurs aussi un des morceau de l’Eurovélo 6) avant de relier la Via Rhona pour finir notre descente vers le sud.

Mais alors, pourquoi Moe & Joe ?

Assez simplement, nous souhaitions passer sur un nouveau projet pour ne pas rester sur notre fin et l’avortement de notre plan initial. Mais nous souhaitions quand même une continuité, on a donc décidé de passer de Mojo à Moe & Joe, nos deux nouveaux compagnons de route pour tourner la page sans la déchirer.

" Nous avions envie de nous challenger individuellement et nous avions envie de manger un peu plus encore la poussière sur les pistes "

Thomas

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