Voyager 1 an en vélo, c’est rouler pendant 1 an ? Pas vraiment...

Faire du cyclotourisme  ne se résume pas à traverser un territoire ou  un pays en vélo. Voyager en vélo c’est changer de rythme. Voyager plus lentement, mais aussi faire des pauses.

Combien de jours roulés pour combien de journées off ?

A presque mi chemin, on a pris le temps de faire les comptes, on les avait déjà fait avant d’entrer au Mexique et les chiffres nous avaient déjà étonnés.

En ce mois de janvier 2020, lors d’un nouveau temps de pause à Guadalajaja (Jalisco au Mexique), on a refait les comptes. Depuis le 20 aout 2019, début de notre aventure, on arrive donc à : 

  • 98 journées pédalées
  • 66 journées off

Avant de partir, l’idée était de prendre notre temps. Loin de nous l’idée de rouler à tout prix tous les jours, de rouler quand il pleut, de rouler quand on est fatigués, … Même si le défis sportif de faire un an de vélo était forcément présent, c’était loin d’être la raison première de ce choix de transport. Précédemment nous avons voyagé en avion, bus, moto, … pour ce nouveau projet, nous avions envie de voyager lentement pour rester ouverts aux autres, découvrir le pays en profondeur et non de sauter de ville en ville, évidemment avoir un impact moindre sur Madame Terre était une de nos préoccupations. Choisir un Mojo était un bonus pour booster notre ouverture aux autres. On nous l’avait dit avant de partir, Mojo est un aimant, il attire plus que tout autre vélo, la curiosité des personnes que nous croisons.

Finalement, on aime vraiment rouler. On a assez vite pris le rythme du soleil. On aime enchaîner les journées en vélo. On aime voir notre progression sur la carte du monde. Voyager à vélo est maintenant concret. On se rend compte qu’il est possible de traverser des pays à la force de nos jambes. On se rend compte que c’est à la portée de tous. Et on se rend compte que dès que l’on s’arrête quelques jours, le manque arrive assez rapidement. Mais alors, pourquoi s’arrête-t-on aussi souvent ?

0 jours
de voyage au 31 janvier 2020
98 journées pédalées
66 journées off

Des journées off quelques fois attendues, des fois imprévues et parfois subies

On a donc creusé un peu plus pour voir ce qui se cache derrière ces « journées off ». Si on regarde par ordre, à peu près chronologique, on voit que :

  • On a passé du temps en famille à visiter les villes d’Amérique du Nord,
  • On a accepté des invitations ici ou là pour passer plus de temps avec des personnes rencontrées sur notre route,
  • On a été bloqué par la pluie au Canada puis par les grands feux de Californie,
  • On a dû faire quelques réparations sur Mojo, un tandem semi-couché qui reste encore pleins de surprises pour nous,
  • On a pris du temps pour se reposer après de long moments sans pause, mais aussi pour fêter et célébrer dignement quelques grands événements,
  • On a pris le temps d’aller surfer dans les eaux chaudes du Mexique (après avoir fuit l’hiver Canadien/USA,
  • On a pris du temps pour cicatriser nos blessures (et re-réparer Mojo) suite à notre chute dans les montagnes.

Bref, les raisons sont presque aussi nombreuses que ces journées off. Tout cela fait évidemment partie du voyage. On le savait avant de partir mais on ne les avait pas imaginé dans ces proportions : 40% de temps off pour 60% de temps roulé.

Ce que l’on sait aujourd’hui avec certitude, c’est qu’après quelques jours d’arrêts, Mojo nous manque et l’on a souvent envie de reprendre la route pour aller vers l’infini et l’au-delà.

Conclusion : nous avons appris à relativiser, à remettre en perspective et à prendre le temps

Conseils : ne pas trop prévoir, se laisser surprendre, laisser la place à l’imprévu.
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Quelques photos de ces journées off

" Après quelques jours d’arrêts, Mojo nous manque "

Thomas

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