L'histoire d'une journée qui se répète, reproduisant le même schéma, jour après jour, sans fin.

Novembre 2019, c’est aussi le moment où l’on a vraiment compris ce qu’avoir un vélo différent signifiait.

Une roue libre qui part en vrille

Entrée à San Francisco le lundi 4 novembre au soir, dès le lendemain j’étais chez le médecin. Faut dire que depuis Tillamook, Lucie et Thomas avaient déjà remarqué que j’avais un problème de roue libre. On avait même fait un stop un peu plus tard dans un bikeshop à Newport, soit à un peu plus de 1000km au nord de San Francisco. Ma roue libre commençait déjà à partir en cacahuète : au début un simple craquement, puis de temps en temps la personne de devant faisait quelques coups de pédale dans le vide, jusqu’à ce que l’on soit obligé de pédaler de manière synchronisée. Le bikeshop de Newport nous avait alors conseillé d’attendre San Francisco pour avoir plus de chance de trouver la bonne pièce et rapidement.

Une arrivée confiante chez le médecin de San Francisco

Dès le mardi 5 novembre, nous sommes allés voir un nouveau docteur. Mais pas n’importe lequel, bon nombre de cyclotouristes et warmshowers nous l’avaient conseillé avant d’arriver dans la ville du Golden Gate Bridge. Lucie et Thomas expliquent le problème de la roue libre et demandent aussi un check-up complet. Ils ont décidé de rester 3 à 4 jours pour visiter pendant que je suis chez le médecin… veinards.

Le désanchantement avec à chaque jour sa mauvaise nouvelle

  • Jeudi 7 : le bikeshop confirme qu’il faut changer la roue libre, un simple nettoyage ne suffit pas. Et pour le moment il n’a pas de news de HaseBike.

  • Vendredi 8 : on apprend que le représentant de Hasebike est en vacances en ce moment… Et le check-up révèle un problème avec le frein arrière. La vidange ne fonctionne pas, il faut changer tout le système.

  • Samedi 9 : on essaye de contacter Hasebike directement. Après avoir trouvé un frein dans la ville et l’avoir ramené au magasin de vélo, il se rend compte que le disque est cassé. Le fameux « rotor », imprononçable en anglais.

  • Dimanche et lundi 10 et 11 : tout est fermé, ils ne peuvent donc rien commander, on cherche un rotor avec 4 « bolt » (4 boulons dû à notre Rollhoff) partout dans la ville et on fini par trouver un magasin à Richmond qui nous confirme en fin de journée en avoir un.
    lundi 11 (férié = journée des vétérans) : on passe prendre la roue libre au magasin de vélo pour faire plusieurs boutiques de scooter car un revendeur de Hasebike nous a dit que ça pouvait fonctionner aussi comme ça, mais rien, les magasins de scooter nous renvoient vers les bikeshops et vice-versa

  • Mardi 12 : Lucie va chercher le disque pour le ramener au bikeshop, on pense donc partir directement en début d’après-midi, mais au moment d’enlever l’ancien, le mécanicien ne peut rien faire, il n’arrive pas enlever les anciennes vis et finira par devoir les casser. De notre côté, quitte à être bloqué, on remu ciel et terre pour avoir des nouvelles de hasebike : revendeur au US, groupe facebook, le siège, magasin en France, …

  • Mercredi 13 : il commande les vis qu’il a du casser pour remettre le nouveau disque et en parallèle, par peur de rester coincé ici trop longtemps dû à la livraison, on repart à l’assaut des bikeshops et des magasins d’outillages pour trouver les vis rapidement et les ramener directement au bikeshop. Mais en vain, aussi incroyable que cela puisse paraître, personne dans San Francisco n’a ce genre de vis.

  • Jeudi 14 : on attend la livraison des vis que le bikeshop avait commandé mais… encore une fois on a aucune nouvelle alors qu’on nous avait annoncé une livraison en 1 jour.

  • Vendredi 15 : on voit le matin que nos vis en cours de livraison sont arrivées à… Denver dans le Colorado, ce qui n’a aucun sens. Ian, notre warmshower nous propose d’aller en chercher de nouvelles directement chez le fournisseur à Richmond. On accepte donc volontiers, Lucie part avec lui en voiture pendant que Thomas prépare les saccoches pour que dès que le bikeshop a les nouvelles vis, il puisse remettre tout en état et que l’on puisse repartir avant 13h. On repart du bikeshop à 13h pour essayer Mojo avant d’aller le charger mais… encore une fois rien ne va plus. C’est encore pire on ne peut même plus pédaler. On ramène Mojo au bikeshop et après examen, on a un nouveau problème avec les vitesses qui ne crochent plus alors qu’on avait jamais eu ce problème. En, le démontant, un docteur casse le système. Il décide cette fois d’aller chercher la pièce après son travail à Richmond et nous dit qu’on devrait récupérer Mojo le lendemain…

  • Samedi 16 : une journée sur les montagnes russes de l’émotionnalité.
    Pour changer n’ayant pas de nouvelles du bikeshop nous décidons d’y aller vers 12h et là, la goute d’eau. Rien n’a avancé, c’est une nouvelle personne qui est dessus mais ne sait pas comment faire pour changer les câbles et ajuster les vitesses du rohllof et n’a donc rien fait dessus. Donc si nous n’étions pas venu a la boutique, rien n’aurait bouger et on aurait encore perdu une journée. On pète un câble a la boutique et explosons de colère. Ils ont Mojo depuis 12 jours, on était venu pour la roue libre et ils ont juste changer un frein et casser le système de vitesse. On décide de reprendre Mojo pour l’emmener ailleurs.
    Nous ne pouvons même plus pédaler donc on se rend en mode draisienne jusqu’à la nouvelle boutique. Ils acceptent de travailler desssus dans la journée et nous revenons le chercher le soir. C’est avec beaucoup de joie que nous nous rendons à la boutique, le départ prend forme dans nos têtes. Et là, c’est le drame ! On essaye Mojo et les vitesse fonctionnent de nouveau mais le pédalier agit toujours de manière étrange… Ce n’était donc pas les vitesses. On pense que c’est le nettoyage de la roue libre par le magasin précédent qui l’a cassé ! On ne peut donc plus du tout rouler, il faut la changer. Mauvaise nouvelle, nous avons enfin réussi à avoir des nouvelles de Hasebike et par anticipation nous avons fait expédier la pièce dans un magasin à Los Angeles pensant que nous pourrions pédaler jusque là. Elle devrait arriver lundi et le bikeshop de LA est d’accord pour réexpédier chez Ian, notre warmshower. Nous avons donc 5 jours devant nous en attendant la pièce et de pouvoir réparer Mojo. On décide donc de prendre des vacances dans nos vacances !

  • Dimanche 17 à Jeudi 21les vacances en mode #vanlife à Yosemite National Park à voir sur notre Polarstep
  • Jeudi 21 : après 5 jours de vacances #vanlife. La partie de la roue libre a été livré chez notre warmshower. Il est donc temps pour nous de rendre le van. Mais avant cela, on fait un détour pour amener Mojo chez un 3ème médecin. On le laisse 2 heures là bas pour mettre la nouvelle pièce et vérifier certaines choses. Et ce n’était pas vain, le 3ème départ était le bon. Ils ont dû réparer les erreurs des deux bikeshop précédents mais ça semble être full bon cette fois ! Mojo est réparé !

Une journée type

Réveil à 8h, on petit déjeune et nous attendons que le bikeshop ouvre à 10h, puis la mauvaise nouvelle arrive généralement vers 12h et on passe nos après-midi à courir dans San Francisco de bikeshops en bikeshops, de hardware en hardware pour éviter de devoir attendre 3 jours de livraison supplémentaire pour chaque pièce, le soir venu on se dit que l’on pourra partir le lendemain… et rebelote. Same Same 

(En vrai, on a évidemment beaucoup visité et on a adoré San Francisco, mais bon c’était moins l’objet de cet article 😉

Spécial thanks to

Ian et sa famille, qui nous ont évité une question compliquée chaque jour : « où allons nous dormir ce soir ? ». Nous avons en effet pu rester chez lui avec sa famille grâce à Warmshower.org

Conclusion : venus pour réparer la roue libre, on passera finalement 18 jours à San Francisco Mais on a un nouveau frein arrière.. et on a fait un check-up complet ! !

Mais au fait, c’est qui Mojo ? Ce tandem semi-couché qui ne se laisse pas démonter ?​

" 13 jours sur 360, il faut relativiser "

Thomas

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